déc. 23, 2008

Jeu de lumière dans les profondeurs océanes

Un plongeur sillonne l’eau au bas d’un récif. Dans une anfractuosité, il aperçoit une seiche d’une soixantaine de centimètres de long, qui se fond parfaitement dans son environnement gris-bleu. Il s’approche ; elle se met alors à luire d’un cramoisi éclatant. Il recule ; elle reprend sa couleur d’origine. Vous êtes-vous déjà demandé comment ce mollusque réussissait un tel prodige, prodige dont sont aussi capables certaines espèces de pieuvres et de calmars ?

Son secret réside dans les chromatophores, des cellules pigmentaires logées dans sa peau. Grâce à certains nerfs qui commandent des contractions musculaires, le mollusque modifie la taille de ces cellules, ce qui lui permet de changer de couleur, et même de s’habiller de différents motifs.

Nombre d’espèces de calmars sont en outre capables de produire de la lumière, à la manière d’une luciole. Ce phénomène, qui porte le nom de bioluminescence, se retrouve chez beaucoup d’autres animaux marins : méduses, crevettes, etc. Il est déclenché par des réactions chimiques complexes qui se produisent soit dans des cellules, les photocytes, soit dans des organes, les photophores. Il peut également provenir de l’activité de bactéries luminescentes qui vivent en symbiose avec leur hôte.

Dans le premier cas, les cellules ou organes émetteurs de lumière contiennent de la luciférine, substance qui produit par oxydation, en présence d’une enzyme, une lumière généralement bleu-vert. Certains organes, explique le journal Scientific American, “ sont des appareils complexes équipés de lentilles convergentes, d’un filtre coloré ou d’un rabat jouant le rôle d’interrupteur. Les calmars qui possèdent photophores et chromatophores peuvent maîtriser à la fois la couleur et l’intensité de la lumière qu’ils produisent ”.

Les créatures qui ‘ s’éclairent ’ aux bactéries, quant à elles, hébergent leurs invitées microscopiques dans des organes lumineux, richement irrigués en sang. Celui-ci approvisionne les bactéries en substances nutritives, une sorte de paiement pour la “ facture d’électricité ”!

Source: Awake! G04 22/9 p.31
decoration"Seiche"




















P.152

déc. 09, 2008

149. L'eau menacée

Allons-nous manquer d'eau?

 

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*Un bateau échoué sur la mer d'Aral*

 

 

Voilà une question qui pourrait en faire rire plus d'un! Faire rire des ignorants mais certainement pas les millions de personnes qui sont mortes à cause d'un manque d'eau, de conditions sanitaires médiocres et de la contamination de l'eau.

Il est vrai que dans nos régions nous n'avons qu'à tourner un robinet pour faire couler de l'eau, très souvent de l'eau potable. Mais dans certains pays il faut parcourir à pied une longue distance et faire la file pour avoir de l'eau.
Plus d'un tiers de la population mondiale est sérieusement touché par une crise sanitaire liée à l'eau.

Pour parler concrètement:
- "La mer d'Aral en Asie centrale était le quatrième plus grand lac du monde en 1960. En 2007, ce lac ne faisait plus que 10% de sa superficie initiale." Scientific American.
- Les cinq grands lacs des Etats-Unis et du Canada, les lacs Erié, Huron, Michigan, Ontario et Supérieur se réduisent "à un rythme alarmant". The Gloe and Mail.
- Il y a quelques temps, la rizerie de Deniliquin (Australie) traitait assez de grain pour satisfaire les besoins de 20 millions de personnes. Mais maintenant, la récolte de riz a diminué de 98%, et la rizerie a fermé en décembre 2007. Pourquoi? "Six longues années de sécheresse." The New York Times.

Le problème est particulièrement grave en Afrique, où six habitants sur dix n'ont même pas de véritables toilettes - un facteur qui, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé, contribue au "transfert de bactéries, de virus et de parasites que l'on trouve dans les excréments humains et qui contaminent les ressources d'eau, le sol et la nourriture". Une telle contamination, précise le rapport, "est une cause majeure de diarrhée, la deuxième cause de mortalité chez les enfants dans les pays en voie de développement, et amène d'autres grandes maladies comme le choléro, la bilharziose et le trachome".


"Assèchement des rivières et des cours d'eau"
"Le lac Tchad, en Afrique, était auparavant un repère pour les astronautes en orbite autour de la terre. Ils ont aujourd'hui du mal à le localiser. Entouré par le (Cameroun), le Tchad, le Niger et le Nigéria, ce lac a, depuis les années 60, perdu 95% de sa superficie. La demande sans cesse plus forte en eau d'irrigation dans cette zone provoque l'assèchement des rivières et des cours d'eau dont la survie du lac dépend. En conséquence, le lac Tchad pourrait bientôt disparaître entièrement et son emplacement pourrait devenir un mystère pour les générations fututres." - Plan B 2.0 - Au secours d'une planète agréssée et d'une civilisation en danger (angl), par Lester Brown.

 

Photos prise par satellite du lac Tchad entre 1972 et 2001, 2007:

 

Le Lac Tchad 1972-2001

Lac Tchad 1973-1987-1997-2001

 

 

 

*Cliquez sur les photos pour les agrandir!*

 

 

Lac Tchad 2007Lac Tchad

 

 



 

 

La crise de l'eau est mondiale. Elle met en danger la santé de milliards de personnes sur la terre.
"Où il n'y a pas d'eau, il n'y a pas de vie. Nous vivons par la grâce de l'eau." - Michael Parfit, un rédacteur de National Geographic.
Pour produire une tonne de grain, il faut 1000 tonnes d'eau.
"L'eau de la planète est utilisée à 70% pour l'irrigation." - Plan B 2.0, par Lester Brown.


Quelle quantité d'eau douce est disponible? Eau sur terre = 97,5% Eau salée + 2,5% Eau douce
Eau douce (2,5%) = 99% Renfermée dans des glaciers, des icebergs et le sous-sol + 1% Accessible à près de sept milliards d'humains et à d'innombrables milliards d'autres formes de vie.
Dans nos régions l'eau que l'on utilise pour notre bain est la même que celle qu'on utilise pour remplir nos verres dans la cuisine. Je souligne ici le gaspillage d'eau potable!

                                                                           
Autre parenthèse mais toujours concernant l'eau:
Eaux de luxe
" C’est un signe des temps, affirme la revue allemande Natur+Kosmos ; les étudiants branchés ne se déplacent plus sans leur bouteille d’eau minérale de marque. À New York, les gens ‘ chic ’ se retrouvent dans des ‘ water bars ’, des bars à eau. Les hôtels cinq étoiles proposent une sélection internationale d’eaux minérales de marque, dont les serveurs vous parlent avec des termes dignes des plus grands vins. " Et de fait, ces eaux ne sont pas des plus économiques. " Les gens paient très cher, explique l’article, pour une eau minérale conditionnée dans une bouteille créée par un grand designer. " Dans certains hôtels, un litre d’eau d’une marque célèbre pourra vous coûter jusqu’à 62 euros. Acheter des eaux de marque est devenu un moyen pour un consommateur gourmet d’affirmer son style personnel. Ce qui ne signifie pas pour autant que ces eaux soient plus bénéfiques que les autres. Certaines marques vous promettent le bien-être et la vitalité, la santé et la beauté. Mais beaucoup de spécialistes ne leur voient dans ce domaine aucune supériorité sur les eaux ordinaires. En Allemagne, par exemple, l’eau du robinet est, toujours selon cet article, d’une qualité au moins équivalente à celle des eaux minérales vendues sur la moitié de la planète. Et l’eau du robinet fait l’économie des bouteilles en plastique et du transport à des milliers de kilomètres.

Bouteilles contre robinet
Selon le New York Times, " l’eau en bouteille est si répandue qu’il en existe dans le monde plus de 700 marques ". Cependant, " dans bien des cas, la seule différence entre l’eau en bouteille, coûteuse, et celle du robinet est l’emballage ". Comme l’a fait remarquer le Fonds mondial pour la protection de la nature (WWF), " dans de nombreux pays l’eau en bouteille n’est peut-être pas plus sûre ou plus saine que celle du robinet, et on la vend pourtant jusqu’à 1 000 fois plus cher ". En se servant de l’eau du robinet, non seulement on économise de l’argent, mais encore on protège l’environnement, car chaque année la fabrication des bouteilles nécessite 1,5 million de tonnes de plastique. De plus, " les produits chimiques toxiques émis au cours de la production et de la destruction des bouteilles peuvent libérer des gaz qui sont en partie responsables du changement climatique ". De l’avis de Biksham Gujja, chef du Programme international eau douce, " en Europe et aux États-Unis les normes appliquées à l’eau du robinet sont plus nombreuses que celles qui réglementent l’industrie des bouteilles d’eau ".

 

Bien entendu, il est question ici de nos régions, l'Europe ou encore aux Etats-Unis. Nous n'avons pas intéret à boire l'eau du robinet en Egypte par exemple. ;)

Petite anecdote personnel concernant l'eau en bouteille:
Pour ceux qui ne le savent pas j'ai travaillé pour Coca-Cola. Pour mon travail j'avais accés aux réserves des grandes surfaces. Certaines grandes surfaces tournent tellement bien qu'elles ont besoin de beaucoup de stock. Il arrive même, pour beaucoup, qu'ils doivent exposer leur stock à l'extérieur.

Arrive l'hiver!

Je vous laisse imaginer l'eau en bouteille dehors à des températures sous le zéro ou à peine plus haut. Les bouteilles passent de liquide à solide (glaçon) et passe de solide à liquide lorsqu'elles arrivent dans le magasin! Enfin...

                                                            *Source = (Awake!) G Janvier 2009*
                                                             (Article = aGua)

23:58 Écrit par "aGua" dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : eau, manque d eau, creature aquatique |  Facebook |

nov. 26, 2008

147. Paua - L'opale de la mer

Sous l'eau, un coquillage énorme avance lentement parmi les rochers, broutant les algues qui se balancent au gré des courants côtiers. Sa coquille, recouverte de lourds dépôts de calcaire et de minuscule organismes marins, est terne à l'extérieur. Mais à l'intérieur, elle recèle des couleurs irisées, où bleus pâles, verts émeraude et violets profonds se fondent en des coloris pastel jaunes et roses, teintés d'éclats d'or et d'argent.



Cette étonnante créature est un "Paua", un ormeau qu'on ne trouve qu'en Nouvelle-Zélande.
Le paua est l'une des plus de 100 espèces d'ormeaux existant dans le monde. L'Afrique du Sud et la Californie (Etats-Unis) ont leur propre espèce. Au Japon, on la nomme 'awabi', en Australie 'muttonfish' et sur l'île de Guernesey, dans la Manche, 'ormet'. Mais seules les froides eaux australes du Pacifique Sud abritent l'ormeau de Nouvelle-Zélande aux couleurs étincelantes, le "paua (haliotis iris)".

Sur la face interne de la coquille du paua, l'alternance des couches de protéine et de calcium produit par réfraction des reflets irisés, à la manière de l'opale - d'où son surnom: opale de la mer. Lorsque la température de l'eau baisse et que l'ormeau "hiberne", ou s'endort la formation des couches de la coquille est ralentie. La diversité de couleurs du paua pourrait provenir des nutriments présents dans l'eau et de la teinte des algues qu'il mange.
Le coquillage sélectionne avec soin sa nourriture, et il est tatillon dans le choix de ses voisins. Il ne s'installera pas à proximité de l'épineux oursin, ou kina, qui lorgne les mêmes algues que lui. Parmi ses ennemis figure aussi la dangereuse étoile de mer qui est capable avec quelques-unes de ses compagnes d'anéantir tout une colonie d'ormeaux en les asphyxiant.

En Nouvelle-Zélande, les autochtones (les Maoris) l'apprécient pour sa chair. Sa partie comestible est un large muscle, ou pied, que l'animal emploie pour se déplacer dans son environnement rocheux. Les Maoris utilisent aussi sa coquille, dont ils tirent des hameçons, des ornements, des bijoux; elles sert également d'yeux à leurs sculptures.
De nos jours, le mollusque est plus populaire que jamais. Il est presque impensable de faire un voyage en Nouvelle-Zélande sans rapporter son bijou en 'paua'!
Des plongeurs se livrent, en apnée, à une pêche intensive du paua, qui fait désormais l'objet d'un marché d'exportation rapportant des millions de dollars. Pour assurer la survie de l'espèce dans les eaux néo-zélandaise, un système de quotas a été mis en place. L'ormeau est majoritairement mis en conserve et destiné au marché asiatique. Il est également congelé, puis expédié à Singapour et à Hong-Kong, où il passe pour un mets de luxe. On le sert fréquemment cru et tranché, à la manière du sushi.

Si la paua fournit un mets savoureux et une coquille dont on peut faire des bijoux, il est aussi capable d'élaborer une perle chatoyante. Les perles naturelles sont rares chez les ormeaux sauvages. Mais on peut obtenir des perles grâce à une technique mise au point dans les années 1890 par Louis Boutan, un scientifique français. On ensemence l'ormeau avec des grains, trois en général (deux sur le bord et un sur l'arrière). Petit à petit, le mollusque les recouvre de couches de nacre, substance qui contient du carbonate de calcium et de la conchyoline. Dix-huit mois (minimum) et des milliers de couches plus tard naît une petite perle (*voir plus bas). Il faut jusqu'à six ans pour produire une grosse perle. Seul 1 paua sur 50 donne naissance à une perle proche de la perfection, une gemme lisse, à la couleur éclatante et au brillant exceptionnel.
Les chercheurs n'ont pas encore réussi à obtenir une perle ronde du paua. Et pour cause: à la différence de l'huître, la paua a dans l'estomac un muscle qui expulse tout grain introduit dans son appareil digestif. Peut-être découvrira-t-on un jour le secret de fabrication de la perle sphérique tant espérée!
En attendant, nous pouvons profiter de ce nous offre ce mollusque aux multiples ressources: des bijoux irisés, un mets qui régale le palais, une coquille aux couleurs exquises.

Paua_Abalone_Shellnoth%20pauapaua-abalone-polished *Cliquez sur les images pour les agrandir*







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*Une maison robuste!
Le principal composant de la coquille du paua est le carbonate de calcium, la matière qui contitue le bâton de craie. Pourtant, la coquille du paua est au moins 30 fois plus solide que la craie!
Le mollusque extrait le carbonate de calcium de l'eau de mer pour fabriquer d'infimes lamelles de nacre. Ces lamelles rendent la coquille non seulement extrêmement dure, mais également colorée et chatoyante. Elles sont soudées les unes aux autres par la conchyoline, une colle contenant une protéine et du sucre. Ce puissant adhésif contribue aussi à l'aspect miroitant de la coquille.
Les scientifiques n'ont pas réussi à reproduire cette colle ni ce processus de construction. Le mollusque est capable de réparer des fissures en tous genres et il dispose d'au moins cinq mécanismes différents pour résister au bris. Le paua est bel et bien un chef-d'oeuvre de conception et de réalisation.


Source: Awake! G 12/08 p.23-25.
aGua - In Deep Water -

nov. 18, 2008

144. Silent Sea

Petit voyage dans l'univers marin.
Ce soir, un peu de détente... Invasion dans le monde aquatique. Détendez-vous:




Si le temps vous le permet, ne vous en allez pas trop vite...
Prenez encore vingt minutes pour partir à la découverte de la baleine à bosse.
Ce n'est pas tout les jours que nous avons la possibilité d'écouter et même de voir une baleine à bosse.
Aujourd'hui, vous avez la possibilité d'écouter un chant qui pourrait devenir encore plus rare avec le temps à cause de l'égoïsme d'un grand nombre d'humains.

En plus de votre écoute ouvrez grand les yeux. Dix min supplémentaire de relaxation dans la dernière vidéo. Il serait triste de partir sans avoir vu cette vidéo!
Expirez... Inspirez... Plongez:




Un autre monde mais pas si éloigné: Sharkwater

18:46 Écrit par "aGua" dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sharkwater, video, creature aquatique |  Facebook |

janv. 28, 2008

123. Eaux troubles

Je suis tombé sur un article qui date de septembre 99.
Depuis cela ne c'est certainement pas amélioré...
Voici ce que l'on y disait en gros:

" Partout dans le monde, des tumeurs, des lésions, des infections et d'autres agressions sont en train de décimer les récifs coralliens, déplore Science News.Le biologiste marin James Cervino fait observer qu'au moins 15 nouveaux syndromes mortels pour les coraux sont apparus ces 20 dernières année. D'autres formes de vie marine sont menacées, parmi lesquelles les herbiers sous-marins, les crustacés et les coquillages, les tortues marines et les lamantins. "Les océans représentent 95% de la biosphère (ensemble des zones qu'occupent les organismes vivants), dit l'océanographe Sylvia Earle. Si les océans sont menacés, c'est nous qui sommes menacés. Or les océans sont menacés." "

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22:33 Écrit par "aGua" dans Le monde aquatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : creature aquatique |  Facebook |